Le LOSC est contraint de concéder le partage des points au Stadium face au Paris-SG lors de cette 30è journée de L1. Les Dogues ont pourtant tout tenté d'un bout à l'autre de la partie pour faire plier l'arrière-garde parisienne...
Alors que Tom Boonen vient de succéder à lui-même en remportant pour la seconde fois consécutive la 107è édition de la reine des classiques, les Dogues s'apprêtent à défier un concurrent direct dans la course à l'Europe : le Paris-SG. A égalité au classement avant le coup d'envoi, l'enjeu de cette 31 journée de L1 est de taille pour les deux formations. Quoi de neuf dans les rangs lillois ? Si Cabaye purge son dernier match de suspension, Rudi Garcia doit également composer avec les absences de Dumont (adducteurs), Plestan (cheville), Lyng (genou) et De Melo (reprise). Une fois n'est pas coutume, l'entraîneur du LOSC a choisi d'aligner un 4-2-3-1 avec un trio offensif Obraniak-Hazard-Bastos pour alimenter Vittek à la pointe de l'attaque. Victorieux à Nantes (0-2) samedi dernier, les partenaires de Mavuba ont pour ambition de poursuivre leur série en cours - quatre victoires de suite - face au club de la Capitale. Le décor de cette affiche, disputée dans une enceinte comble, est planté, place aux vingt-deux acteurs de la partie.
Hazard orchestre les offensives lilloises
On assiste à un round d'observation légitime dans les premières minutes de ce match sur la pelouse du Stadium. Aucune des deux équipes ne veut concéder le moindre centimètre de pelouse à l'adversaire. Malicki chauffe ses gants en stoppant un centre de Ceara (2è). La réplique des Dogues aboutit à un résultat similaire avec Balmont à la baguette (12è). Le LOSC prend le temps de poser le pied sur le ballon pour construire ses offensives. La malice du jeune Hazard va être tout proche de faire mouche. Le numéro 26 des Dogues tente un centre tir lobé dans un anglé fermé, le cuir frôle la lucarne gauche de Landreau (13è). Les joueurs de Rudi Garcia montent en régime dans cette première période pour tenter d'installer leur emprise sur les débats : un missile de Bastos sur coup franc est repoussé difficilement des deux poings par Landreau (17è). Un mouvement orchestré par le tandem Bastos-Hazard débouche sur un centre à destination d'Obraniak, c'est finalement Vittek qui arme une frappe sans parvenir à trouver le cadre (19è).
Balmont tout près de faire mouche
Dans la foulée, les Parisiens réagissent sur un coup franc de Rothen. La tête de Hoarau est interceptée par Malicki (20è). Les Lillois repartent de l'avant, et suite à une remise d'Hazard, la tentative enroulée de Balmont rase le poteau gauche de Landreau (25è). C'est ensuite le duo Vittek-Hazard qui sème la panique dans la défense parisienne : l'international belge transperce la défense, avant d'armer un centre en retrait. Il ne manque pas grand-chose à Obraniak pour conclure (27è). A l'amorce du dernier quart d'heure, les Dogues poursuivent leur marche en avant mais ni Bastos sur une frappe (29è), ni Béria sur un long centre (34è) ne parviennent à faire plier l'arrière garde du PSG. Hazard s'essaye à son tour à ras de terre sans plus de réussite (36è). On se rend coup pour coup dans cette dernière ligne droite : si Sessegnon n'attrape pas le cadre (41è), Balmont tente de mettre Vittek sur orbite, Landreau est le premier sur le cuir (42è). Après un ultime centre de Béria repris de la tête par Vittek (45è), fin du premier acte.
Les Dogues veulent faire sauter le verrou du PSG
Au retour des vestiaires, les protégés de Rudi Garcia reviennent sur la pelouse du Stadium avec la ferme intention de continuer à pousser la défense parisienne dans ses derniers retranchements. C'est Bastos qui allume la première mèche sur coup franc, le ballon s'envole au-dessus des cages du portier du PSG (47è). La réplique de Makonda d'une frappe lointaine ne connaît pas davantage de succès (50è). Dans la foulée, Sessegnon fait passer des frissons dans les travées de Villeneuve-d'Ascq, le cuir ne passe pas loin des buts de Malicki, après une accélération rageuse (51è). Ce sont pourtant les Parisiens qui s'enhardissent dans ce début de seconde période, les Dogues tentent de gérer au mieux ce temps faible. Malicki est impérial dans les airs suite à un coup franc de Rothen (55è). Les Lillois ne se désarment pas face à l'adversité ambiante. Sur un coup franc d'Hazard, Bastos et Ceara sont à la lutte dans les airs. C'est le brésilien du PSG qui place une tête au-dessus de ses propres buts (59è). Les Dogues tentent de profiter de la moindre faille dans un bloc adverse compact pour forcer le destin. Hazard décale parfaitement Bastos dans l'intervalle, même si la frappe du Brésilien fuit le cadre (64è).
Frau oblige Landreau à une parade incroyable
Hazard passe ensuite la seconde avant d'armer un centre capté par Landreau, avant que Vittek ne frappe largement au-dessus dans la même minute (65è). Rudi Garcia choisit alors d'apporter du sang frais dans le secteur offensif avec l'entrée en jeu de Frau à la place d'Obraniak (66è). Sur un coup
franc de Bastos, la reprise de la tête de Vittek est hors cadre (72è). Les Lillois continuent d'appuyer sur l'accélérateur dès qu'une brèche s'ouvre dans la défense parisienne : Mavuba prend sa chance sans parvenir à accrocher la cible (74è). La dernière ligne droite de cette partie s'annonce palpitante. Rudi Garcia lance ses dernières cartouches dans la bataille. Il effectue un double changement avec les entrées en jeu de Fauvergue et Tafforeau à la place de Vittek et Hazard (82è). Bastos est tout proche de décrocher le jackpot, sa frappe enroulée rase le cadre (84è). Tafforeau s'essaye à son tour sans réussite (85è). Le mouvement suivant est somptueux : sur un centre de Balmont, Fauvergue remise pour Frau, Landreau est à la parade pour détourner le ballon d'une claquette (88è). Malgré trois minutes de temps additionnel, et autant de corner lillois, le score en reste là. Le LOSC partage les points au Stadium avec le PSG. Prochain rendez-vous : un déplacement à St-Etienne, samedi prochain A 21H en direct sur Orange sport
LES REACTIONS
Si la réussite n'a pas voulu pencher en faveur des Dogues dimanche soir face au Paris SG (0-0), cela n'empêche pas les Lillois de rester dans la course en championnat. Réactions à chaud...
« Je n'ai pas de regret car il nous a aussi manqué le facteur réussite. »
Rudi Garcia
Rudi Garcia (Entraîneur du LOSC)
« Même si ce soir, ce sont deux points de perdus, que de concéder le nul à domicile n'est jamais satisfaisant, je ne peux que louer l'état d'esprit de mes joueurs. Ils ont poussé jusqu'au bout, avec une première période intéressante où nous aurions dû convertir, tout comme dans notre beau final. Il faut parfois se contenter du nul quand on ne peut pas remporter la rencontre et surtout ne pas la perdre, ce que les garçons ont fait. Les Parisiens ont compris à la pause qu'il fallait se recroqueviller davantage pour concéder moins de situations dangereuses. Je n'ai pas de regret car il nous a aussi manqué le facteur réussite. Ni Paris ni le LOSC ne réalise finalement une bonne opération. »
Paul Le Guen (Entraîneur du Paris SG)
« Sur la physionomie du match, c'est un bon point de pris. Si nous avons eu du mal en première mi-temps, nous avons su attaquer un peu plus en deuxième période. Ce soir, nous restons dans le peloton de chasse avec le LOSC et Toulouse : c'est ça qu'il est intéressant de retenir. Avec une rencontre de jeudi dans les jambes, je ne suis pas déçu du résultat, même si au niveau du jeu, ce n'était pas extraordinaire. Nous manquions de rythme, de mobilité. Par contre, nous avons fait preuve de courage et de solidarité. A la pause, j'ai dit aux joueurs qu'ils pouvaient mieux faire, mais je pense aussi qu'ils se sont sentis mieux physiquement, d'où notre meilleure prestation en deuxième mi-temps. Un 0-0 à Lille, face à un adversaire de cette qualité et qui a eu toute la semaine pour préparer ce rendez-vous, ce n'est pas mal du tout. »
Ludovic Obraniak (milieu de terrain du LOSC) : "Le match a été assez équilibré entre les deux formations, et le score reflète la physionomie de la partie. Cela a été difficile pour les deux équipes. Paris avait son match de coupe d'Europe dans les jambes, ils étaient fatigués, nous aussi. Les premières chaleurs nous ont fait du mal. Ce n'était pas évident. Malgré tout, nous avons réussi à nous procurer des occasions. Ils n'ont pas vraiment été dangereux, ça ne s'est pas joué à grand-chose au final. Ce score nul et vierge me paraît assez logique. On a su maîtriser le jeu, se créer des situations intéressantes, mais au niveau des occasions, cela n'a pas été ça, hormis celle de Pierrot Frau en toute fin de match. On savait qu'on allait devoir faire face à un adversaire coriace, pas simple à man½uvrer. Ç'a été le cas ce soir. Mais dans l'ensemble, ce n'est pas un si mauvais résultat que ça. On venait de prendre trois points à Nantes, donc si on conserve le même rythme, on sera dans les clous à la fin."
« Il faut continuer comme cela, mais si ce soir, je l'avoue, il y a un peu de frustration. C'est normal, on voulait vraiment s'imposer à la maison. »
Michel Bastos
Michel Bastos (milieu de terrain du LOSC) : "Je pense que ce résultat nul est regrettable, notamment parce que nous étions mieux dans ce match-là que cette équipe parisienne. On a livré une bonne prestation d'ensemble, et finalement, il n'a manqué que ce petit but qui nous aurait permis de faire la différence. Malgré tout, je suis content de l'état d'esprit affiché par l'équipe au cours de cette partie. On a une nouvelle fois démontré que nous étions capables de produire de belles choses contre les grosses écuries du championnat. Il faut continuer comme cela, mais si ce soir, je l'avoue, il y a un peu de frustration. C'est normal, on voulait vraiment s'imposer à la maison, et on a eu les occasions pour y parvenir. On ne va pas s'arrêter là pour autant, il reste sept matchs à disputer, et il faut vite se tourner sur notre prochain déplacement à St-Etienne. On ira pour prendre les trois points. Rien n'est perdu dans ce dernier sprint du championnat, ce n'est pas fini. En tout cas, on y croit fermement."
Pierre-Alain Frau (attaquant du LOSC) : "On visait forcément la victoire, mais le résultat nul est plutôt logique. Ç'a été équilibré dans l'ensemble, même si je pense que nous aurions pu prendre le dessus à un moment donné en première mi-temps. On ne l'a pas fait, et ce fut plus dur pour nous par la suite. On a eu des opportunités de faire la différence, mais il y a des jours comme ça où ça ne veut pas rentrer. Dans ce genre de circonstance, il est aussi important de ne pas se faire prendre sur un contre. C'est un point positif à retenir. Il faut continuer, même si c'est dommage car tout le monde a gagné devant. On perd un peu de terrain, mais on fera les comptes à la fin. On doit s'accrocher. On est toujours déçus quand on ne réussit pas à gagner, d'autant que c'était un objectif pour nous de battre cette équipe parisienne. Je pense que l'on a tout donné sur le terrain, et il n'y a pas de regret à avoir non plus de ce point de vue là. Mon occasion ? Sur un centre de Flo, Nico Fauvergue me la remet et je la reprends comme elle vient. Landreau fait un bel arrêt, ça lui permet de repartir avec le point du match nul, mais même si c'est mon pote, j'aurais préféré qu'elle rentre..."


